Monstres et Cie
Ce soir sur Gulli • 21h05 — mardi 24 fevrier 2026
FILM
Monstropolis, cité à l’architecture futuriste et aux reflets métalliques, s’anime chaque nuit au rythme des cris d’effroi des enfants. Cette peur, captée avec une précision quasi industrielle, constitue la principale source d’énergie pour ses habitants monstrueux. Dans ce contexte, Sullivan, un imposant monstre bleu rayé, s’impose comme l’un des meilleurs dans l’art de récolter ces émotions, symbolisant à lui seul l’efficacité et la rigueur du système établi.
Aux côtés de Sullivan, Mike Wazowski, un petit monstre vert cyclope, apporte une touche de malice et de complicité qui équilibre leur duo. Leur relation illustre à la fois la camaraderie et la complémentarité nécessaires au bon fonctionnement de l’usine à peurs. Leur maîtrise du processus est exemplaire, incarnant les mécanismes bien rodés d’une industrie où la peur est à la fois ressource et moteur.
Cependant, l’équilibre de cette société se trouve perturbé par l’apparition inattendue d’une fillette. Sa présence, perçue comme une anomalie, déclenche une réaction d’alarme dans un univers où les enfants sont stigmatisés et considérés comme dangereux. Cette intrusion remet en question les certitudes et les règles strictes qui régissent Monstropolis, révélant les tensions sous-jacentes liées à la peur de l’autre.
La tension narrative s’intensifie notamment à travers l’opposition entre les protagonistes et les autorités de la ville, incarnées par un antagoniste déterminé à maintenir l’ordre coûte que coûte. Cette dynamique met en lumière les enjeux de contrôle et de résistance dans un système où la peur est à la fois instrumentalisée et redoutée. Le récit invite ainsi à une réflexion plus large sur la gestion de la différence et les mécanismes d’exclusion au sein d’une société.